Edition d’un opéra d’Haendel

 

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« El trionfo del tempo e del disinganno », un opéra en 2 parties, illustré d’une dizaine de gravures. Premières épreuves imprimées samedi…

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Au bac : DSCN1748    

Haendel (1685-1759) créa cet opéra dans les premiers mois de l’année 1707. Malgré cette date fort lointaine, son oeuvre n’en demeure pas, aujourd’hui, démodée de sens.

Au contraire, l’opéra déploie l’identité de la Beauté comme un repentir face au triomphe du temps et de la désillusion, pour évoquer que le superficiel et le narcissisme pourraient être ambiants, dans notre société, ainsi que le pensait Haendel déjà au 18ème siècle. Il s’agit d’un dialogue constant entre 4 personnages, la Beauté, le Plaisir, le Temps et la désillusion. Mais j’en parlerai plus longuement dans un futur article, lorsque les gravures seront terminées.

Depuis plusieurs semaines,  je décortique cet opéra pour créer en 9 gravures taille-douce son pendant visuel.

Après réflexion dans mon carnet de recherche, j’ai décliné au crayon le résultat le plus approchant de mon projet en gravure. En voici quelques extraits.

Ci-dessus scène 2 de la première partie. Portrait du temps.

Ci-dessus, scène 4 de la première partie.

Extrait du texte :

Beauté : …L’on verra les cruelles morsures du Temps / sauront ravir ma beauté. Temps : Les colosses du soleil / se sont écroulés à terre…Tombeaux vous qui refermez / tant de beautés / ouvrez-vous …

Ci-dessus, scène 1 de la seconde partie de l’opéra.

Extrait :

Temps : Considère le cours de ta vie/divisé en trois parties, et vois: / vois le temps écoulé / vois, ingrate, ton refus des lumières éternelles / et vois quelle est ton erreur. / Vois le présent qui meurt en naissant. / Par delà l’épais voile / où s’étend le futur,/ton regard ne parvient pas, …

Beauté : …J’ai fermé les yeux (devant le miroir du vrai) / parce que la crainte m’a saisie / de perdre ma beauté et mon plaisir…

Voici la dernière scène de « Il trionfo del Tempo e del Disinganno » ; Après plusieurs déconvenues pour la Beauté,  elle finira par admettre, comme grande morale finale (!), car il en faut bien une, qu’elle se repentit de tant de narcissisme et s’accompagne de la Vérité (personnage ne participant pas à l’opéra) pour admettre que la beauté ne fait pas tout… Le tout en une poésie délicate mais toujours dans un esprit mélancolique.

Dans un prochain article, lorsque les gravures seront amorcées, je ferai une analyse visuelle avec un comparatif du texte, un texte écrit par Benedetto Pamphili (1653-1730).

Une édition papier sera d’ailleurs imprimée et mise en vente. Mais avant cela, un mot : travail !

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